Contrairement à ce que pourrait laisser penser mon titre, je ne vais pas aborder ici de sujets graves, ou annoncer que je plaque tout pour partir aux Fidji et devenir écrivain (Ca, c’était le rêve de François Benveniste, pour ceux qui s’en souviennent). Non, je ne vais aborder que des sujets professionnels ici.

Je suis passionné par le e-commerce (j’ai d’ailleurs un site qui vends des codes psn) et d’une manière plus générale, par la création d’interactions entre une marque et ses clients en multi-canal. De ce fait, l’arrivée des médias sociaux dans le paysage des outils disponibles m’a donné le sentiment d’entrer dans la chocolaterie de Willy Wonka, après avoir passé des années à saliver sur les chocolats en vitrine.

Et depuis, je visite, en réfléchissant à toutes les opportunités que permettent ces nouveaux outils, surexcité à l’idée des nombreuses années d’exploration et d’expérimentation qui m’attendent. Je n’ai pas encore décidé ce qui serait pour moi la meilleure façon d’en profiter pleinement, il y a tellement de possibilités.

Mais à la fin, vers quoi tout cela va-t-il mener ?

Récemment, la lecture d’un billet, un seul, m’a donné un bout de la réponse…

michael-jackson

Je ne suis pas seul à explorer les recoins de la chocolaterie. Et heureusement. D’autres que moi explorent également les possibilités infinies de cet outil, et partagent leur compte-rendu d’explorations sur le web.

Je m’abreuve d’études de cas ou d’idées de mise en application sur MediasSociaux.fr. J’observe la façon dont les acteurs actuels du web social, ces fameux community managers, appréhendent leur métier, et je réfléchis à l’impact de ce déferlement sur l’organisation des entreprises du futur.

Les sources sont multiples. Et j’essaye modestement de prendre part à ces réflexions, en partageant sur ce blog le fruit de mes réflexions et observations. Pour une raison simple :

If it’s action you want then share information as freely as possible. Information is currency. It is fuel for action.

Tout le contraire de beaucoup d’organisations actuelles, qui considèrent que la rétention de l’information, la culture du secret, sont leur principaux atouts.

Un nouveau modèle d’entreprise va émerger de tout cela. Et il va émerger grâce au travail de tous les bloggers, community managers, consultants, entrepreneurs et autres rêveurs qui partagent aujourd’hui leurs réflexions, leurs observations, leurs expérimentations ratées ou réussies.

On sent bien que l’on tourne tous autour de quelque chose en ce moment. Il est par exemple difficile de définir le rôle exact du community manager, de même que les médias ou les agences de publicité cherchent frénétiquement le modèle qui leur permettra de reprendre le rôle majeur qu’ils ont joué dans l’économie de ces 50 dernières années.

Nous sommes dans une phase de transition. Nous sommes en train de quitter un monde que l’on connaissait, pour entrer dans quelque chose de nouveau, dont on ne connait pas encore bien les limites et les règles. C’est passionnant. Cela procure un sentiment d’exaltation, mais cela suscite un peu d’inquiétude également. On sait ce que l’on va perdre. Mais que va-t-on y gagner ?

L’humain fait son retour sur le devant de la scène. Il reprend le pouvoir sur les organisations. Ce mouvement fait peur, parce qu’il conduit à une désorganisation temporaire de nos sociétés, le temps qu’un nouveau modèle émerge. Et les entreprises chinoises profitent de cette désorganisation pour déplacer le centre de gravité du dynamisme économique mondial vers la Chine.

La solution existe pour reprendre la main, pour ne plus craindre ce mouvement qui nous bouscule. On le sent, mais c’est encore assez evanescent. Du moins, cela l’était pour moi, jusqu’à ce que je lise ce billet (et les nombreux commentaires qui ont suivi) :

Le mythe du Community Management ne survivra pas à la réalité du Trust Management

Je crois que Frédéric Bascunana a réussi à mettre des mots sur quelque chose que je ressentais sans avoir réussi à le formaliser. Depuis 15 jours, je tourne ce billet dans ma tête dès que j’en ai l’occasion. Et plus j’y pense, plus je crois que le concept central qui permettra à nos entreprises de se développer, à nos sociétés de sortir des modèles dans lesquels elles sont embourbées, c’est la confiance.

La confiance est à la base de tout : elle fait marcher la consommation, elle donne de la valeur aux entreprises dans les bourses, elle permet la réunion d’individus pour favoriser l’émergence de projets… La confiance est le ROI que nous devons chercher à générer sur les médias sociaux.

Je ne sais pas encore dans quel cadre je vais travailler dans les années qui viennent : pour une marque ? en créant une nouvelle entreprise ? dans une agence ? Chaque modèle a ses avantages et ses inconvénients.

Mais je sais précisément ce à quoi je vais travailler : créer de la confiance. Je sais depuis la lecture du billet de Frédéric que c’est cela que je cherche à faire depuis des années. Alors, je crois que le billet de Frédéric a modifié le cours de ma vie. Ce n’est pas un virage à 180°, pas un grand chambardement. Juste une légère inflexion, un petit coup de barre à droite. Mais surtout le sentiment de savoir enfin où l’on va, ressentir une force nouvelle pour aborder les obstacles qui s’annoncent. De l’optimisme.

Créateur de confiance. C’est un beau métier non ?

Je profite de ce billet pour remercier tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, partagent du contenu, des réflexions, des pensées sur les médias sociaux. Ils sont une source inépuisable d’inspiration. Souvent sans le savoir, et probablement au-delà de ce qu’ils imaginent.